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"L’INCLUSION SOCIALE DOIT ÊTRE UNE PRIORITÉ DE DÉVELOPPEMENT" (SPÉCIALISTE)



"L’INCLUSION SOCIALE DOIT ÊTRE UNE PRIORITÉ DE DÉVELOPPEMENT" (SPÉCIALISTE)
Mame Safiétou Djamil Guèye, spécialiste principale en développement social de la Banque mondiale (BM), a insisté, mardi à Dakar, sur la nécessité de faire de l’inclusion sociale "une priorité de développement et une question de justice sociale".
 
’’L’inclusion sociale doit être une priorité de développement et une question de justice sociale pour un monde plus humain et meilleur’’, a-t-elle déclaré. 
 
Mme Guèye intervenait lors de la cérémonie de la célébration de la Journée internationale pour l’élimination de la pauvreté, axée sur le thème : "Inclusion sociale des personnes vivant avec un handicap".
 
Selon elle, "il reste beaucoup à faire pour que les couches sociales les plus vulnérables aient accès aux services et opportunités pour améliorer leur résilience".
 
Elle dit avoir constaté au Sénégal des progrès, notamment avec le programme des bourses familiales, la carte d’égalité de chance, etc. Mais "le chantier est encore énorme" pour l’accès des couches vulnérables aux services sociaux de base.

Elle ajoute que "la situation de vulnérabilité place les victimes dans une position de fragilité sociale qui les installe dans le risque social où elles n’ont ni le moyen, ni les ressources internes et externes pour y faire face". 
 
’’Nous avons constaté qu’au Sénégal, sur une population de plus 13 millions d’habitants, la prévalence du handicap est de 5,9%. Ce qui signifie que 59 Sénégalais sur 1000 souffrent d’un handicap quelconque’’, a-t-elle expliqué, précisant que les femmes sont plus concernées que les hommes. 
 
Mme Guèye a ajouté que "sur 88 hommes, 100 femmes sont considérées comme des personnes handicapées, et le handicap moteur demeure le plus répandu, soit 1,5%". 
 
’’Si les albinos ne sont pas [pris] en compte, ils doivent eux-mêmes se [prendre] en compte en prenant des initiatives pour communiquer avec toutes les communautés qui sont concernées par l’albinisme’’, a soutenu la présidente de l’Association pour la cause de l’albinos, Makhoudia Keïta. 
 
Selon elle, c’est uniquement par la sensibilisation des communautés que les albinos pourront faire valoir leurs droits, exercer leur devoir et jouer leur rôle dans la société. 
 
D’après la directrice principale du Pôle pauvreté et équité de la BM, Caroline Sanchez, pour promouvoir l’inclusion, "il faut soutenir les actions locales qui renforcent la mobilité économique des familles".
Mardi 17 Octobre 2017
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