RENAMO : des personnalités clés rejoignent la guérilla contre Momade

Quel sera l’avenir de la RENAMO ?

Cette première réunion nationale des généraux et officiers supérieurs de la RENAMO, la deuxième force d’opposition au Mozambique, a débuté avec trois heures et demie de retard, sans le président du parti, Ossufo Momade.

C’est un groupe d’officiers généraux, dirigé par Hermínio Morais, qui a dirigé la réunion. « Il est nécessaire que nous analysions la vie du parti en ce moment où elle n’est pas saine », a-t-il déclaré.

Morais a reconnu : « Nous avons des problèmes d’entente entre nous frères et il est de la responsabilité des généraux d’essayer de découvrir les causes de ce désaccord et de faire tout leur possible pour que nos frères puissent s’unir ».

L’atmosphère dans la salle était tendue. Certains officiers généraux n’ont pas pu accéder au site. Plusieurs personnes brandissaient des affiches, des tracts et des T-shirts avec le visage du leader historique de la RENAMO, Afonso Dhlakama. Il y avait une forte présence de la Police de la République du Mozambique (PRM).

« Ce sera aux généraux de décider de la direction de ce parti »

Le porte-parole de la réunion, Hermínio Morais, a souligné que la décision de réorganiser le parti est entre les mains des généraux et pourra être prise d’ici la fin de cette réunion, ce vendredi (27.03).

« Ce sera aux généraux de décider de la direction de ce parti, de ce que nous pensons, de ce que nous voulons et les élections approchent, nous aurons des autorités locales, nous aurons des autorités générales. Nous devons nous préparer pour avoir un président capable de faire avancer ce bras, sans conflits internes et nous ne voulons pas avoir un autre président qui a des difficultés à diriger ce parti », a-t-il défendu.

L’ancien membre du comité politique et député de l’Assemblée de la République (AR), Alfredo Magumisse, a déclaré que, bien qu’il ait été exclu de l’événement, il est important qu’une telle réunion ait lieu car la RENAMO a besoin de se réunifier et de sauver son image.

« Après les élections, il y a eu beaucoup d’idées et de divergences internes qui n’ont pas permis au parti d’avoir une direction unique et d’attaquer les objectifs fondamentaux du gouvernement », rappelle-t-il.

D’autres rencontres sont à venir, affirme le militant : « Cette rencontre de ce qui est attendu fait suite aux deux autres qui vont venir. »

D’anciens dirigeants de la RENAMO participent à la réunion, comme André Magibire et Manuel Bissopo.