Mozambique : INGD renforce ses alertes concernant le cyclone Gezani

Mozambique : INGD renforce ses alertes concernant le cyclone Gezani

Le Mozambique est de nouveau en alerte en raison de l’approche du cyclone tropical Gezani, qui a frappé Madagascar mardi soir, faisant plus de 30 morts. Les autorités malgaches parlent d' »une catastrophe » qui a détruit environ 75% de Toamasina, la deuxième ville du pays.

On s’attend à ce qu’elle frappe le Mozambique avec moins d’intensité. Néanmoins, des vents pouvant atteindre 140 kilomètres par heure et des pluies intenses sont attendus. Après les inondations de janvier, qui ont touché des centaines de milliers de personnes, les autorités intensifient désormais leurs actions de préparation et de réponse pour réduire l’impact d’un nouvel événement extrême.

Dans une interview accordée à DW Africa, Rita Almeida, directrice de la planification et de la coopération à l’Institut national pour la gestion et la réduction des risques de catastrophe (INGD), explique quelles mesures sont déjà mises en œuvre sur le terrain, quelles leçons ont été tirées des récentes inondations et comment les populations les plus vulnérables peuvent se protéger.

DW Afrique : Quelles mesures INGD met-elle en œuvre pour préparer les communautés et les autorités locales à l’approche de la tempête et de l’éventuel cyclone Gezani ?

Rita Almeida (RA): En fait, nous sommes déjà sur le terrain pour mettre en œuvre les mesures. Je voudrais mentionner que ce n’est pas seulement INGD qui met en œuvre ces mesures, mais l’ensemble du Conseil technique de gestion et de réduction des risques de catastrophe.

À l’heure actuelle, une grande partie du travail est effectuée par les gouvernements locaux, en coordination avec les comités locaux de réduction et de gestion des risques de catastrophe. Jusqu’à présent, la plus grande préoccupation est la province d’Inhambane, et des équipes s’y déplacent déjà pour renforcer les mesures préventives.

DW Africa : Et quelles mesures concrètes prenez-vous ?

GRENOUILLE: A l’heure actuelle, la diffusion massive d’avertissements et d’alertes fait partie des mesures. D’autre part, nous positionnons également des actifs à des endroits stratégiques, pour apporter une éventuelle réponse si nécessaire. Nous vérifions les conditions des centres d’hébergement et informons les gens afin que, s’ils ne peuvent pas rester chez eux, ils recherchent ces mêmes centres.

Il y a aussi un message important que nous envoyons actuellement, qui concerne la navigation maritime. L’orientation est qu’il faut désormais l’interrompre, car les conditions ne sont plus favorables.

DW Afrique : Compte tenu de l’impact des inondations de janvier, quelles mesures ont été ajustées pour garantir que les communautés et les autorités soient mieux préparées à faire face à de nouvelles catastrophes ?

GRENOUILLE: L’une des principales leçons que nous tirons du processus de gestion des inondations qui ont eu lieu dans notre pays est que, effectivement, nous devons renforcer le système d’alerte précoce. Nous avons constaté que lorsque les informations parviennent aux communautés en temps opportun et de manière claire, les gens suivent les directives et se conforment aux recommandations des autorités.

Il est vrai que nous parlons de phénomènes différents. Par exemple, dans le cas des centres d’hébergement, en situation de cyclone, il n’est pas recommandé d’installer des tentes, surtout dans les zones où les vents sont fortement influencés. Il va donc falloir trouver des alternatives pour accommoder les gens et les informer.

DW Afrique : Comment les personnes vivant dans des provinces déjà vulnérables aux inondations, comme à Gaza, peuvent-elles se protéger et assurer leur sécurité pendant cette période ?

GRENOUILLE: Dans le cas des zones qui ont connu des problèmes récents, certaines familles ne sont pas encore rentrées ou sont peut-être rentrées, mais restent dans un niveau de vulnérabilité très élevé en raison de l’impact des inondations. L’avertissement que nous vous lançons est que, si vous considérez que votre logement n’est pas confortable, vous devez demander l’aide des autorités locales et localiser des centres d’hébergement temporaires.

Nous recommandons également que, lorsque cela est possible, il soit nécessaire de renforcer les toits des maisons, les fenêtres mais aussi les portes. Il est également essentiel de préparer une trousse d’urgence de base, comprenant de la nourriture, de l’eau, des allumettes et des médicaments, et d’essayer de protéger, autant que possible, les biens et les biens de la famille.