Le Parti africain pour l’indépendance de la Guinée et du Cap-Vert estime que le référendum du 30 août est une « mise en scène » pour donner « une fausse apparence de légitimité » à la nouvelle Constitution.
Dans un communiqué, le parti a annoncé avoir donné pour instruction à toutes ses structures de base de mobiliser militants et sympathisants en faveur de la « non-participation » au référendum, qui, selon lui, s’inscrira dans la continuité du coup d’État de novembre 2025.
La nouvelle Constitution, approuvée par le Conseil national de transition, renforce les pouvoirs du Président de la République et, selon le PAIGC, a été modifiée « malgré la volonté populaire ».
Le parti souligne que le référendum se déroule dans un contexte de « sévère restriction des libertés publiques », soulignant que la suspension de l’activité politique, la fermeture du siège du parti et le manque de garanties pour la libre participation des citoyens sont des obstacles à un vote démocratique.
Enfin, le PAIGC prône un « dialogue national véritablement inclusif » pour restaurer la normalité constitutionnelle en Guinée-Bissau.
