Les citoyens guinéens ont été surpris, en début d’après-midi de ce mercredi (26h11), par des tirs dans la capitale du pays.
Selon notre correspondant, Iancuba Dansó, des coups de feu ont été entendus à proximité de la Commission électorale nationale (CNE) et de la Présidence de la République.
Iancuba Dansó rapporte le climat de panique qui règne dans la capitale guinéenne.
Cela se produit moins de 24 heures avant la publication des résultats des élections générales de dimanche dernier, prévues ce jeudi (27/11).
Entre-temps, l’état-major général des forces armées avait convoqué une conférence de presse à Bissau à 14 heures, mais celle-ci a été annulée en raison d' »ordres supérieurs ».
Ordres militaires d’arrêter les émissions de radio
Plusieurs bâtiments de stations de radio de la capitale guinéenne ont été envahis par les militaires, qui ont ordonné la fermeture immédiate de leurs émissions. Les journalistes ont été renvoyés chez eux. Pour le moment, seule Rádio Nacional continue de fonctionner, selon les informations recueillies par DW provenant de diverses sources.
À DW, Susy Barbosa, proche de Sissoco et ancienne chef de la diplomatie guinéenne, a déclaré: «Je sais que le Président a été emmené à la caserne de l’état-major, mais je n’ai pas beaucoup de nouvelles, j’attends aussi.» Suzy Barbosa a ajouté qu’« il semble que le ministre de l’Intérieur ait également été arrêté, mais nous n’avons toujours aucune confirmation ».
Interrogé par la DW pour savoir s’il s’agissait d’un coup d’État, Barbosa a répondu: « Tout indique que oui, nous attendons ».
Source : DW
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