D’un côté, Carlos Vila Nova, 66 ans, homme d’affaires et actuel président de la République. Élu en 2021 avec le soutien de l’Action démocratique indépendante (ADI), il se présente désormais comme indépendant, après s’être éloigné de la direction du parti qui l’a porté au pouvoir.
La rupture politique avec Patrice Trovoada a marqué son mandat. En janvier 2025, Carlos Vila Nova a limogé le gouvernement dirigé par le Premier ministre de l’époque, invoquant la nécessité de garantir le fonctionnement normal des institutions de l’État.
La décision a ouvert une crise politique et divisé l’ADI.
Avec le slogan « Mon pays d’abord », Vila Nova se présente comme la candidate de la stabilité, de l’unité nationale et de la continuité. Il avance qu’un second mandat lui permettra de consolider le travail entamé il y a cinq ans.
Sa candidature est soutenue par la majorité des partis politiques de São Tomé et Príncipe, y compris le Mouvement de libération de São Tomé et Príncipe/Parti social-démocrate (MLSTP/PSD), le plus grand parti d’opposition, qui a décidé de ne pas présenter son propre candidat.
Nito D’Abreu est soutenu par Patrice Trovoada
De l’autre côté, Nito D’Abreu, 42 ans. Diplômé en Relations Internationales, député et leader parlementaire de l’ADI, il se présente comme le candidat du renouveau politique et mise sur la jeunesse comme moteur du changement.
Durant la crise qui a conduit au limogeage du gouvernement de Patrice Trovoada, Nito D’Abreu a été l’une des principales voix de l’ADI contre la décision du Président de la République, défendant la continuité de l’Exécutif.
Sa candidature bénéficie du soutien de la direction de l’ADI, dirigée par Patrice Trovoada, et de partis alliés, tels que le Mouvement Citoyen Indépendant – Parti Socialiste (MCI-PS), le Parti de l’Unité Nationale (PUN) et le Mouvement Vert pour le Développement de Príncipe.
Outre une dispute entre deux candidats, ces élections reflètent aussi la rupture entre Carlos Vila Nova et Patrice Trovoada, anciens alliés politiques. Pour certains analystes, le résultat du vote du 19 juillet servira également à mesurer l’influence que chacun continue d’exercer sur la politique santoméenne.
Le juriste Miques João et l’économiste Eugénio Tiny sont également candidats aux élections présidentielles. L’ancien Premier ministre Jorge Bom Jesus, bien qu’il ait annoncé son retrait de sa candidature, continuera à figurer sur le bulletin de vote, après avoir officialisé son retrait en dehors du délai fixé par la loi.
