Le Cap-Vert à la Coupe du Monde et la plus grande présence africaine jamais vue

Un livre retrace 50 ans de l’histoire des requins bleus

Il s’agit d’un ouvrage de 300 pages qui apparaît dans un contexte où le Cap-Vert vit l’un des moments les plus excitants et remarquables de son histoire depuis l’indépendance : les débuts de la Coupe du Monde de la FIFA 2026 ce lundi (15h06).

Le livre couvre plusieurs épisodes de l’histoire de l’équipe capverdienne, comme sa présence dans les différentes éditions de la Coupe Amílcar Cabral et du Championnat d’Afrique des Nations (CAN), jusqu’à sa qualification pour la Coupe du Monde.

« Ce livre n’apporte pas seulement une bande de temps. Ce n’est pas un moment de course, ce sont aussi des expériences, ce sont aussi des relations entre les gens, ce sont des aspects anthropologiques et sociologiques qui sont là. Donc, sur une période de 50 ans, clairement, plusieurs générations sont là », souligne l’auteur.

José Mário Correia a pris comme point de départ l’année 1978 pour écrire ce livre, date à laquelle la première équipe capverdienne a participé à la première compétition internationale, en Guinée-Bissau, où elle a remporté le premier trophée.

La genèse d' »une équipe qui n’avait rien »

L’auteur estime que le travail nous permet de comprendre la genèse, l’expérience, la croissance et le développement des requins bleus, qui attirent aujourd’hui l’attention du monde entier.

« C’est un document valable pour comprendre l’histoire des Blue Sharks, une équipe qui n’avait rien. Elle n’avait pas de terrains de football, pas de ballons, pas d’athlètes professionnels et jouait seulement avec des résidents », rappelle le journaliste.

« Les Requins Bleus – Dans les limbes des dieux du football » n’est pas le premier ouvrage que José Mário Correia écrit sur l’équipe nationale du Cap-Vert. En 2015, il publie « Sur les routes des Requins Bleus – 40 ans d’histoire de l’équipe nationale » et, en 2020, « Des Rag Balls au Trophée – Les Héros de 78 ».

L’auteur affirme que la réalisation de ce troisième ouvrage a été marquée par d’énormes défis, comme celui de l’accès aux sources. « Collecter 50 ans n’est pas une chose facile. C’est pourquoi beaucoup de personnes qui ont vécu ces moments sont décédés et d’autres, bien qu’en vie, ont du mal à se souvenir. Ils sont incapables de conserver tout ce qu’ils ont vécu à cette époque », dit-il.