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Rufisque : Les ex-combattants du Mdfc menacent de rejoindre le maquis si…



lors que les familles victimes l’attaque meurtrière survenue samedi à Borofaye, dans l’arrondissement de Niaguiss, n’ont pas fini d’essayer leurs larmes, c’est les ex-rebelles au nombre de 350, cantonnés à Sangalkam (Rufisque), qui se font entendre. 

Face à la presse, hier, ces ex-combattants ont déploré leur mal vivre et menacé de rejoindre le maquis si l'Etat ne répond pas favorablement à leurs doléances. « Nos autres frères ex-rebelles sont en prison à Thiès, deux sont morts de conditions misérables et notre chef a disparu. Nous comptons retourner dans le maquis si rien n’est fait. Nous donnons 24 heures aux autorités de ce pays pour réagir. Ils disent vouloir la paix mais regardez comment ils nous traitent. Ils vont en Europe trouver de l’argent au nom du projet, mais cet argent disparaît », affirme à Walfadjiri, Papis Diedhiou, « commandant adjoint » du groupe. 

« Nous sommes cantonnés ici depuis 5 ans dans cette localité par l’Etat du Sénégal, après un protocole d’accord tripartie entre l’Union européenne, les Etats-Unis et le Sénégal, dans le cadre d’une recherche de la paix. Au début, l’Union européenne nous a rencontrés pour informer que le projet est entièrement financé par ses soins. Et qu’à partir de ce moment, nous ne souffrions de rien. Nous serons payés et nos familles entretenues. Le projet est alors confié à l’Armée, notamment l’Amiral Sarr, l’Ambassadeur des Etats-Unis et un officier supérieur de l’armée », ajoute Daouda Diatta, le «Commandant en chef». 

C’est depuis ce jour-là, que les problèmes ont démarré. « L’Union européenne nous a envoyés deux containers de matériels pour nous loger. Des tonnes de bagages dont des téléviseurs, des ordinateurs et autres. Mais tous les objets de valeur ont disparu. Les sept frigos et le matériel lourd dont des groupes électrogènes se sont volatilisés. Ils ont attendu la nuit pour venir s’emparer des containers pour ne laisser que des habits ». 

« Nous avons des problèmes pour payer nos loyers. Nous ne savons pas où aller, nous n’avons pas les moyens de nous déplacer», renchérit Papis Diedhiou
Lundi 8 Janvier 2018
Mohamed Ndour