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Le SAMU refuse de la prendre en charge, elle meurt quelques heures plus tard

Une jeune femme est morte dans des circonstances interpellantes à Strasbourg le 29 décembre dernier, rapporte Le Parisien. Appelant le SAMU pour de forts maux de ventre, Naomi Musenga, une jeune maman de 22 ans, a été renvoyée sans ménagement par une opératrice, comme le montre un enregistrement - édifiant - de la conversation entre les deux femmes. Finalement admise à l'hôpital la même journée, il y est décédée quelques heures plus tard.



Sur un enregistrement demandé par la famille et relayé par un média
local, on peut entendre deux opératrices se moquer ouvertement de la jeune femme. L'une d'elles la prend ensuite au bout du fil, mais sans jamais la prendre au sérieux: "Je vais mourir", râle ainsi Naomi Musenga. 
- Oui, vous allez mourir, certainement, un jour, comme tout le monde", répond alors froidement son interlocutrice.

Son corps n'a été autopsié que cinq jours après sa mort
Naomi Musenga parvient finalement à joindre SOS Médecins, qui fait ensuite appel... au SAMU. Les secours la retrouvent chez elle encore consciente mais son état se dégrade rapidement lors de son transfert vers un autre hôpital. Elle y fait un arrêt cardiaque et décède à 17h30. Son premier appel au SAMU remontait à 11 heures du matin. 

Son corps n'est autopsié que cinq jours plus tard. Celle-ci révèle que la jeune femme est décédée d'une défaillance multi-viscérale. Les origines de celle-ci ne sont pas communiquées dans le rapport d'autopsie. 

Réagissant à la parution de l'enregistrement, les Hôpitaux Universitaires de Strasbourg ont annoncé l'ouverture d'une enquête administrative. La famille de la victime a également écrit au procureur de la République de Strasbourg pour réclamer qu'une enquête judiciaire soit lancée. 

Naomi Musenga laisse derrière elle une petite fille d'un an et demi.
Mardi 8 Mai 2018
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