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Evaluation : Bon élève, Senelec partant pour la cotation en bourse



Evaluation : Bon élève, Senelec partant pour la cotation en bourse

Venu présider la cérémonie officielle de restitution de la notation financière de la Société nationale d’électricité du Sénégal (Senelec) à ses partenaires, ce lundi 8 janvier, Mouhamadou Makhtar Cissé, Directeur général de ladite société, s’est réjoui des notes obtenues après l’examen de son entreprise.

«Aujourd’hui, nous avons le sentiment d’avoir franchi un pas supplémentaire. Je suis fier de ce que les équipes de Senelec ont réalisé. Parce que, ce n’était pas évident. Beaucoup n’y croyait pas. Nous avons investi beaucoup d’énergies, beaucoup de matières grises et beaucoup de ressources financières pour rétablir les équilibres, pour arriver à une certaine mise aux normes de la gestion de l’entreprise avant d’aller solliciter la notation», a-t-il lancé à la presse.

«Un exercice important pour la Senelec»

Selon Mouhamadou Makhtar Cissé, cette opération de notation est très importante pour la Senelec. Car, son objectif est d’asseoir une transparence de la gestion et faire de Senelec une maison de verre où tous les intervenants sur le marché pourront apprécier librement et sereinement la situation économique de l’entreprise. Parce que, soutient-il, «le crédit repose sur la confiance. C’est donc conforter cette confiance qu’ils ont à cette entreprise nationale avec un brin de patriotisme économique».

Et d’ajouter : «toutes les entreprises qui veulent avoir du crédit et une certaine crédibilité ont recours à la notation. C’est juste pour dire venez regarder qui nous sommes et quand nous venons vous voir pour emprunter, nous avons les garanties de vous rembourser, sur le moyen et long terme. C’est un gage de transparence pour avoir un meilleur taux de crédit sur le marché".

A en croire Mouhamadou Makhtar Cissé, cette notation à laquelle a été soumise la Senelec n’est pas un exercice gratuit. «C’est un véritable exercice. Et tous les secteurs de l’entreprise ont été passés au peigne fin. Et tous les directeurs ont valablement contribué à cet exercice de transparence volontaire», a soutenu M. Cissé.

Lancement en cours d’un emprunt obligataire de 30 milliards

Il annonce qu’avec cette évaluation, la Senelec va mieux emprunter. «Nous espérons mieux emprunter dans les mois et années à venir. C’est cela le but de l’opération. Parce que, le taux de loyer de l’argent reste supportable mais, si l'on a des mécanismes pour le réduire, naturellement nous allons les utiliser. Et la notation devrait contribuer. Déjà, nous lançons prochainement un emprunt obligataire de 30 milliards de francs Cfa. Normalement dans ces types d’emprunt, vous devez donner des garanties aux souscripteurs. Nous espérons qu’avec cette notation, on aura plus besoin de cette garantie pour rechercher des financements sur le marché obligataire», a-t-il fait savoir.

Le processus de cette notation, selon lui, a pris deux ans pour la Senelec. Mais le temps de l’examen a duré trois mois.

Par ailleurs, Mouhamadou Mokhtar Cissé a noté que la Senelec n’exclut pas d’amener la Senelec en bourse. «Ce n’est pas exclu. Si nous continuons notre marche progressive mais prudente, à terme on devrait aboutir là où toutes les grandes sociétés ont abouti. Il n’y a pas une fatalité de l’échec qui pèserait sur la Senelec, entreprise publique. Avec le soutien de l’Etat que nous avons, avec les fondamentaux que nous avons aujourd’hui, avec la confiance de nos partenaires, je crois qu’à terme, on peut l’envisager», souligne le patron de la Senelec.

Et de poursuivre : «mais, ce sont des questions stratégiques sur lesquelles je n’ai pas de pouvoir pour me prononcer. Mais rien ne l’exclut. C’est la marche normale des entreprises qui se développent, qui se modernisent. Et si l’Etat qui est propriétaire de Senelec estime que la société doit aller en bourse, en tout cas les fondamentaux sont en train d’être réunis pour que demain Senelec puisse être cotée en bourse. Ce sera la décision de l’Etat», a laissé entendre le Directeur général de la Senelec.  

Enfin, Mouhamadou Makhtar Cissé a déploré le silence des représentants des institutions financières qui sont venues assister à la cérémonie. «Ils ne sont pas venus m’écouter. Ils sont venus sur la note. Et quand c’est bon, ils ne parlent pas. Si c’était mauvais, ils allaient parler», a-t-il martelé.

Mardi 9 Janvier 2018
seneweb