Cabinda est en tête des cas de mpox en Angola, avec 264 cas confirmés parmi 381 notifications. 37 personnes restent hospitalisées et deux sont décédées, selon le dernier bilan des autorités sanitaires.
La première victime était une femme de 46 ans, décédée le vendredi 28 août. Le deuxième décès est survenu le mercredi 2 septembre. Il s’agissait d’une personne de 37 ans, qui souffrait également d’une infection chronique et n’a pas pu résister aux complications liées à la maladie.
La situation a conduit au renforcement de la surveillance épidémiologique et à la préparation d’une campagne de vaccination pour stopper la propagation du virus.
« Cabinda, au niveau du pays, représente le centre du mpox, et on sait que la vaccination est une ressource importante dans le contexte de l’immunisation et de la prévention des maladies. Nous avons reçu 30 mille doses pour vacciner 30 mille personnes », a déclaré le secrétaire provincial de SantéRuben Buco.
La transmission locale inquiète les autorités
La ministre de la Santé, Sílvia Lutucuta, s’est récemment rendue au Cabinda, soulignant que la province partage une frontière étendue et poreuse avec la République démocratique du Congo voisine, facilitant la propagation de la maladie.
Cependant, selon le ministre, la majorité des patients n’ont pas d’antécédents de voyage, les cas étant associés à des situations de contacts physiques étroits et de relations sexuelles.
Face à l’augmentation des cas, le secrétaire provincial à la Santé a annoncé le renforcement des mesures de contrôle dans les auberges considérées à risque.
« Nous avons identifié quelques pensions avec des conditions d’hygiène très précaires, avec les mêmes draps pendant des semaines. De cette façon, il est difficile de couper la chaîne de transmission. C’est pour cela que nous serons décisifs (et nous pouvons avancer vers) la fermeture d’un grand nombre d’entre elles », a prévenu Rúben Buco.
Une autre préoccupation des autorités sanitaires du Cabinda est la stigmatisation à laquelle sont confrontées les personnes touchées par le mpox. Selon les autorités, certains patients ont évité de se faire soigner par crainte de discrimination, ce qui pourrait aggraver leur état de santé et rendre difficile le contrôle de la transmission.
Les autorités recommandent à la population de maintenir les mesures de prévention et de consulter un médecin si des symptômes compatibles avec le mpox apparaissent.
Cabinda reçoit 30 mille doses pour arrêter le mpox
La gouverneure provinciale de Cabinda, Suzana Abreu, a reconnu que la lutte contre la maladie constitue un « défi ».
« Heureusement, nous disposons désormais de 30 000 doses de vaccin que nous commencerons par administrer en priorité aux professionnels de santé, afin que ceux qui sont en première ligne soient protégés », a-t-il annoncé.
