Après la décision du gouvernement du Mozambique de suspendre les appels d’offres d’un million de dollars de l’Agence métropolitaine de Maputo, le chercheur du Centre pour la démocratie et les droits de l’homme (CDD) affirme que la décision était correcte. L’ONG se souvient qu’il y a des gens qui, chaque jour, ne font que planifier le gaspillage des ressources de l’État et des voix s’élèvent pour demander une enquête et des responsabilités.
Quatre sociétés de conseil ont vu leurs contrats de prestation de services à l’Agence métropolitaine de Maputo suspendus parce qu’ils n’ont pas été approuvés par le ministère des Transports et de la Logistique. Le chercheur du CDD, André Mulungu, dit que cette affaire est préoccupante et révèle qu’il y a des gens qui envisagent uniquement de prendre de l’argent à l’Etat.
« Les gens se sont assis, comme ils l’ont fait avec ce truc de « famba » (billet électronique pour les transports municipaux) et bien d’autres projets conçus pour voler l’État et faire payer cette facture aux Mozambicains », explique André Mulungu.
Le ministère n’est pas au courant de l’affaire
Le ministère des Transports et de la Logistique a déclaré qu’il n’était pas au courant de l’affaire. Le chercheur trouve cela étrange.
« Comment est-il possible que le ministre ne dispose pas d’informations sur une affaire qui implique de l’argent de l’État et des sommes considérables. Comment se fait-il que le ministre n’en ait pas eu connaissance et pour nous, il y a ici des doutes quant à savoir si en fait le ministre n’était pas au courant », demande André Mulungu.
Le politologue Dércio Alfazema dit également ne pas comprendre le manque de connaissances en la matière de la part du ministère des Transports et de la Logistique.
« Le simple fait que le ministère n’ait pas été informé et surpris par la concurrence est un signe inquiétant et grave et montre que quelque chose ne s’est pas bien passé, la loi n’a pas été pleinement respectée », déclare Dércio Alfazema.
Valeurs élevées et exigences de recherche
Les valeurs décrites dans le cabinet de conseil sont exorbitantes, affirme Alfazema. Pire encore, ajoute-t-il, le montant n’a pas été communiqué au ministère.
« De toute évidence, cela crée un environnement de suspicion et de méfiance quant à l’existence de quelque chose qui n’est pas si légal. Le plus important est qu’une enquête soit menée et que les responsabilités soient déterminées », ajoute Dércio Alfazema.
André Mulungu critique l’intention des auteurs de ces concours et ne doute pas qu’il s’agisse d’individus que le ministre Matlombe connaît.
« C’est un moyen qu’ils ont trouvé pour distribuer l’argent entre les grands patrons. Donc, cela ne peut pas aller plus loin ici de la part des gens du Gouvernement qui étaient rassemblés. Il faut suspendre et arrêter cela. Il faut essayer d’en connaître les motivations. C’est un groupe de «nhonguistas» et le ministre Matlombe les connaît très bien », conclut André Mulungu.
