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LIBERTÉ D’OPINION : DES ONG APPELLENT À LA RESTAURATION DE LA "RÉPUTATION DU SÉNÉGAL"



LIBERTÉ D’OPINION : DES ONG APPELLENT À LA RESTAURATION DE LA "RÉPUTATION DU SÉNÉGAL"
La Coalition sénégalaise des défenseurs des droits humains (COSEDDH) dénonce, dans un communiqué, "les mesures répétitives d’expulsion" de citoyens africains du territoire sénégalais et invite les autorités sénégalaises à "restaurer la réputation du Sénégal en tant que terre d’asile et de respect de la liberté d’opinion et d’expression".
 
La COSEDDH dit constater "avec indignation (…) les mesures répétitives d’expulsion du territoire national sénégalais en violation des lois et règlements et des conventions internationales", lesquelles sont, selon elle, basées sur des motifs liés à "+des menaces de troubles à l’ordre public+".
 
Il en est ainsi de l’expulsion, le 5 septembre dernier, du Franco-Béninois Kémi Séba, de son vrai nom Stélio Gilles Robert Capo Chichi, président de l’ONG Urgences Panafricaines. 
 
La décision d’expulser ce dernier "s’appuie sur le fait que la présence de Kemi Séba au Sénégal constitue +une menace grave pour l’ordre public+", peut-on lire dans ce communiqué de la Coalition sénégalaise des défenseurs des droits humains.
 
Seulement, ajoute la même source, les délais de recours qu’offre la loi "n’ont pas été respectés", sans compter que Kemi Séba était dans une procédure judiciaire en cours, après qu’il a brûlé en public un billet de 5.000 francs CFA, le 19 août dernier, à Dakar.
 
Il avait été arrêté pour ces faits le 25 du même mois avant d’être acquitté par un tribunal de Dakar le 29 août, mais le parquet avait fait appel de cette décision. Aucune date n’avait encore été fixée pour le procès en appel.
 
Outre les faits de "destruction volontaire et publique par le feu d’un billet de banque ayant cours légal" pour lesquels il était poursuivi, le gouvernement sénégalais invoque "des propos désobligeants" tenus par Kémi Séba "à l’encontre des chefs d’Etat et dirigeants africains". 
 
Le militant panafricaniste envisagerait également de "mener des actions préjudiciables à l’ordre public en appelant à des rassemblements intempestifs sur la voie publique", affirme le ministère sénégalais de l’Intérieur.
 
La Coalition sénégalaise des défenseurs des droits humains rappelle de son côté que "le Sénégal a toujours été une terre d’accueil pour la liberté d’opinion et d’expression des africains notamment des défenseurs des droits humains, des intellectuels et des hommes politiques de tous bords".
 
Ces organisations de défense des droits de l’Homme invitent ainsi "l’Etat du Sénégal à restaurer la réputation du Sénégal en tant que terre d’asile et de respect de la liberté d’opinion et d’expression" et annoncent "une campagne d’information et de sensibilisation contre les atteintes récurrentes des droits et libertés au Sénégal", sans d’autres détails.
Mardi 12 Septembre 2017
Mohamed Ndour