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Gouvernement d'union nationale : la posture du PDS est-elle compatible avec l’entrisme ?



Gouvernement d'union nationale : la posture du PDS est-elle compatible avec l’entrisme ?
Abdoulaye Wade en tant que stratège politique, est devenu presque aphone depuis les Législatives, mais il est toujours au Sénégal. D’ailleurs à ce titre, un journaliste observateur a analysé ainsi l’espiègle imprévisibilité de Me Wade. 
  
« Quand il (Ndlr : Wade) est silencieux, Me Wade est souvent dans une posture de "deal". Il l'a fait mille fois avec Diouf comme opposant. Il remet ça avec Macky Sall dans un contexte où la crédibilité de l'un et l'autre, est très atteinte. Si l'affaire est concluante, il quittera le gouvernement dans un an, pour préparer une présidentielle à laquelle il ne participera pas. Politiciens aujourd'hui, politiciens toujours. Et pendant ce temps, le pays va super bien ! », a-t-il analysé. Allez savoir… 
  
En tout cas, dans son communiqué du 02 septembre 2017 à propos du dialogue politique, le PDS avait demandé des préalables tout en affirmant son attachement au dialogue et à la concertation, fondements d’une démocratie mature et apaisée. 
  
" Après avoir rompu le dialogue politique et le consensus sur le processus électoral bâti depuis plus de 20 ans avec la participation de la société civile, de nos partenaires et amis traditionnels, et organisé l’un des scrutins les plus controversés de toute l’histoire de notre pays, Macky Sall appelle à un dialogue politique après avoir organisé une fraude sans précédent, pour s’assurer une majorité à l’Assemblée Nationale. Le Parti Démocratique Sénégalais (PDS) affirme son attachement au dialogue et à la concertation, fondements d’une démocratie mature et apaisée », avait expliqué le PDS. 
  
Cependant, le parti bleu et jaune avait tenu « à rappeler que sourd à toute forme de concertation, Macky Sall qui n’a jamais prêté oreille aux appels et préoccupations de l’opposition, a substitué un système autoritaire à nos traditions démocratiques de concertation et élevé l’intolérance et la brutalité en méthode de gouvernance. 

Le recul démocratique, l’intolérance et les violences politiques marqués par les interdictions de toutes sortes, les arrestations arbitraires et l’emprisonnement sont les seules réponses données à l’opposition lorsqu’elle entend exercer les droits que la Constitution lui confère ». 
  
Et c'est dans cet élan que le PDS avait estimé qu’Il n’est pas possible d’instaurer la confiance et se concerter sur les questions essentielles de notre démocratie, sans au préalable : 
1. Ré-instaurer le consensus de toute la classe politique sur le processus démocratique ; 
2. Procéder à un audit indépendant du fichier électoral sous supervision de l’Union Africaine, des Etats-Unis et de l’Union Européenne de sorte que tous les Sénégalais qui le désirent, soient inscrits sur les listes électorales et entrent en possession de leurs cartes d’électeurs contenant des énonciations exactes ; 
3. Mettre en place d’un vrai organe indépendant de supervision et contrôle du processus électoral en lieu et place de la CENA, qui a perdu toute crédibilité et qui est devenue un simple supplétif du gouvernement ; 
4. Avoir un Conseil constitutionnel capable de neutralité et dont au moins un ou deux membres seront désignés par le chef de l’opposition ; 
5. Désigner à la tête de la Cour suprême des magistrats neutres, indépendants et d’une moralité irréprochable et qui ne sont pas le bras armé de l’instrumentalisation de la justice par le pouvoir politique de Macky Sall. 
  
Pour le PDS « Il n’est pas possible d’instaurer la confiance et se concerter lorsque des pans entiers de notre justice sont soumis au pouvoir exécutif en totale violation du principe sacro-saint de la séparation des pouvoirs et lorsque des magistrats controversés, normalement à la retraite (Mamadou Badio Camara ou Henri Grégoire Diop) sont maintenus en activité pour services rendus ou à rendre ». 

Et aussi « il n’est pas possible d’instaurer la confiance et se concerter lorsque le gouvernement interdit pratiquement toutes les manifestations de l’opposition, harcèle ceux qui le gênent en les emprisonnant ou les exilant ; Il n’est pas possible d’instaurer la confiance et se concerter lorsque le président de la république décide de ne pas appliquer la Constitution, en refusant de définir le statut de l’opposition, ses droits ainsi que ceux de celui qui en est le chef ». Wait and see… 
Jeudi 7 Septembre 2017
Mohamed Ndour



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